Le premier MOOC sur la mixité dans les métier du numérique.
Ce MOOC pédagogique et participatif, ouvert à toutes et tous, propose d’explorer certains aspects du monde des technologies numériques sous l’angle du “féminin-masculin”. Soutenu par la Fondation Mines-Télécom, il est présenté par l’Institut Mines-Télécom, Télécom EM, ainsi que par les expertes de Gender@Télécom.
Découvrez à travers ce parcours de 5 semaines l’apport méconnu des femmes dans la recherche, dans l’entrepreneuriat du logiciel et dans les métiers du numérique. En revisitant l’histoire de l’informatique, ce MOOC permet de comprendre comment la contribution des femmes a été tenue invisible, il explique enfin pourquoi les femmes se sont massivement éloignées de ce secteur.
Accessible à toutes et tous sans prérequis, préinscrivez-vous dès aujourd’hui sur la plateforme FUN, et débutez votre exploration à partir du 7 mai 2018 autour des modules suivants : “Elles étaient là”, “Elles étaient passionnées”, “Pourquoi elles ont quitté l’informatique”, “Aujourd’hui ouvrir les yeux”, “Comprendre et bouger”.

 

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In occasione della Giornata Internazionale della Donna, i Comitati Unici di Garanzia per le pari opportunità, la valorizzazione del benessere di chi lavora e contro le discriminazioni (CUG) dell’Università degli Studi di Torino e del Politecnico di Torino, con la collaborazione del CIRSDe (Centro Interdisciplinare di Ricerche e Studi delle Donne e di Genere), organizzano il prossimo 9 marzo dalle ore 9.00 alle 13.00, nell’Aula Magna del Campus Luigi Einaudi, il convegno:

È un lavoro per donne”.

Il Convegno affronta il tema degli stereotipi di genere nella formazione e nel lavoro con una riflessione critica su queste tematiche. Gli interventi guarderanno al tema da una prospettiva economica, delle storie di vita, e narrativa, al fine di fornire dati e stimoli per accompagnare la formazione di una sensibilità attenta che possa tradursi in comportamenti e scelte “oltre gli stereotipi”.

Consulta il programma del convegno.

Per registrarsi al Convegno occorre compilare il form:

modulo iscrizione

modulo iscrizione scuole

The Duke University Program in Gender, Sexuality & Feminist Studies invites applications for a residential postdoctoral fellow in Feminist Environmental Studies for the 2018-2019 year.

Through research, teaching, and service, the fellow will contribute to the overall work of the GSF Program.

We seek candidates with interdisciplinary experience in Gender/Women’s/Sexuality Studies and a record of scholarship in environmental studies (broadly conceived). Postdoctoral fellows are expected to design and teach an undergraduate course in this field and to support the integration of feminist environmental studies through a variety of potential activities across the fellowship year (e.g., outreach to student groups, mentoring graduate students, participating on panels).

The fellowship includes a stipend, health insurance, and shared office space. Applicants should have PhD in hand by July 1, 2018 and be no more than three years past the PhD.

In addition to your letter of application, please include a 1000 word project proposal (with 1 page bibliography), a C.V., and names and contact information for three references. Please submit application electronically by February 20, 2018 through AcademicJobsOnline.org .

Please note that finalists will be asked to submit three reference letters, a writing sample, and course proposal.

GSF program information is available at http:// gendersexualityfeminist.duke. edu/.

Duke University is an Affirmative Action/Equal Opportunity employer. Duke values diversity among its students, staff, and faculty and strongly welcomes applications from women, persons with disabilities, protected veterans, and underrepresented minorities.

Le numéro 1 de la nouvelle revue GEF, Genre Education Formation est publié et accessible en ligne sur le site de la revue (https://revuegef.org)
Ci-dessous un extrait de l’éditorial.

« On ne naît pas femme, on le devient ». À partir du moment où il est affirmé qu’aucune nature, qu’aucune biologie, qu’aucun destin pré-écrit ne permet ni d’expliquer ni de justifier le monde social, à l’instant où on admet que « l’intervention d’autrui dans la vie de l’enfant est presque originelle et que dès ses premières années sa vocation lui est impérieusement insufflée » (de Beauvoir, 1949, p. 286), alors la question du genre en éducation et en formation devient centrale pour comprendre l’organisation sexuée de la société. La revue Genre Éducation Formation a pour ambition d’appréhender scientifiquement ces questions afin de contribuer au débat sociétal.

(…)

Dans son premier dossier Stéréotypes et représentations dans les pratiques enseignantes et culturelles en milieu scolaire coordonné par Sigolène Couchot-Schiex, GEF poursuit une interrogation initiée lors du colloque de l’AECSE à Reims en 2015, abordant les thèmes des représentations et mises en images dans les sphères de l’éducation, de la formation et du travail. La question centrale du colloque proposait d’explorer quels processus, stéréotypes et représentations viennent contacter les mises en images et en textes des pratiques enseignantes contaminant les réflexions, les conceptions, les supports, les mises en œuvre, les différents temps et objets du travail enseignant.

Lien vers le numéro: https://revuegef.org/numero/1
Appel à articles Revue française de socio-économie

Economies de la sexualité : travail, marché, valeur 

Au cours des dernières décennies, les sciences sociales de la sexualité se sont emparées de catégories issues de l’économie. Elles ont par exemple envisagé la prostitution et la pornographie comme des activités productives, faisant l’objet d’évaluations économiques, donnant lieu à des formes de valorisation monétaire et mobilisant une force de travail dotée de capitaux spécifiques. De la même manière, de nombreux travaux en anthropologie ou au croisement de la sociologie et de l’économie se sont intéressés à la dimension intrinsèquement économique du mariage et de la conjugalité, l’inscrivant dans un système d’échanges matériels et sexuels au sein duquel des hommes et des femmes échangent à la fois des désirs, des sentiments et de l’argent. Certain.e.s auteur.e.s ont également envisagé les échanges économico-sexuels comme un continuum borné d’un côté par la prostitution et, de l’autre, par le mariage. C’est dans le cadre de ces travaux que furent forgées des notions telles que « capital érotique », « marché matrimonial » ou « industrie du sexe ».

Bien que stimulantes, ces notions s’apparentent souvent davantage à des métaphores plus ou moins bien contrôlées qu’à des concepts aux définitions robustes. Un tel constat est à rapporter au faible nombre de travaux de sociologie économique ou d’économie institutionnaliste sur le thème. Plus généralement, en dépit de la place centrale qu’occupe la sexualité dans le fonctionnement des sociétés capitalistes contemporaines et du poids économique de ces activités – d’ailleurs rarement comptabilisées dans le produit intérieur brut –, l’économie de la sexualité est encore aujourd’hui un objet d’étude bénéficiant d’une faible légitimité académique. A cela s’ajoute que, sous l’influence de catégories profanes souvent peu problématisées, nombreuses sont les recherches implicitement saturées de jugements moraux autour du caractère corrupteur de l’argent en matière de sexualité. Or, si certains échanges économico-sexuels mettent à l’œuvre un processus de marchandisation des corps, il serait réducteur de les considérer d’emblée comme des activités fonctionnant comme des « marchés ». Les mécanismes de régulation par l’offre et la demande ne constituent en effet que l’une des facettes d’un ensemble plus large de pratiques où les frontières entre dons, échanges marchands et non marchands apparaissent poreuses et souvent difficiles à délimiter.

Les propositions d’articles pourront appréhender leur objet à travers trois axes différents : le travail, le marché et la valeur.

Le premier axe propose d’envisager les activités liées à la sexualité sous l’angle du travail. Au-delà d’une interrogation plus globale sur la pertinence d’utiliser la catégorie « travail », il serait heuristique de conduire une réflexion sur les acteurs individuels et collectifs qui contribuent aux dynamiques de professionnalisation et de syndicalisation d’activités qui peinent souvent à être reconnues par le droit. Cette question prend un sens particulier dans un contexte de développement de nouvelles technologies et, plus spécifiquement, de plateformes numériques modifiant les frontières du salariat et de l’indépendance. La notion de travail interroge aussi les frontières entre les sphères publiques et privées.

Le deuxième axe propose d’envisager les activités économico-sexuelles à travers le prisme du marché. Si l’on peut considérer certaines activités sexuelles (prostitution, sites internet de rencontre, production de contenus pornographiques, sex shops, etc.) à partir des catégories marchandes, les tensions et les formes de contestation politique et morale dont elles font fréquemment l’objet invitent à prendre certaines précautions. Plutôt que de considérer d’emblée les formes empiriquement observables à l’aune du modèle du marché de libre concurrence, il nous semble plus pertinent d’analyser les pratiques sexuelles faisant l’objet d’une rémunération par le biais des dispositifs et des acteurs qui contribuent à leur donner naissance et à les stabiliser ou qui, a contrario, échouent à leur donner une existence légale. On peut également questionner la manière dont les nouvelles technologies de l’information et de la communication façonnent les marchés de la sexualité : les plateformes du web ont clairement contribué à transformer les mécanismes d’appariement et la nature des services proposés. Pour autant, assiste-t-on à une transformation des hiérarchies sociales, des logiques de classement et des modes de domination à l’œuvre dans les échanges économico-sexuels ?

Le troisième axe propose d’envisager les marchandises et services liés à la sexualité sous l’angle de la valeur, et en premier lieu à travers l’étude des processus d’évaluation et de valorisation impliquant les personnes liées au commerce du sexe – que ce soit en tant que producteurs de services (escorts, prostituées, live cam models, etc.) ou d’intermédiaires (gestionnaires de sites web, propriétaires de peepshows, proxénètes, etc.). La manière dont ces acteurs établissent des grilles tarifaires, échafaudent des logiques de captation des clients, produisent des récits basés sur les fantasmes pour enrichir les marchandises commercialisées ou tentent de se distinguer de la concurrence en renouvelant les services proposés sont autant de processus de valuation riches d’enseignements pour la sociologie économique et la socio-économie. Le travail métrologique et les pratiques de comptabilité au cœur de l’activité judiciaire constituent également une perspective de recherche intéressante en ce qu’ils interrogent la morale économique de l’Etat : quels moyens les instances judiciaires mettent-elles en œuvre pour faire les comptes de la sexualité et quels sont les critères pris en compte pour établir le niveau d’indemnisation des personnes victimes de traite ou d’abus sexuels ?

Date limite d’envoi des textes : 15 mars 2018.

Les articles, d’une longueur maximale de 60 000 signes (espaces et notes de bas de page compris), doivent parvenir par voie électronique à : rf-socioeconomie@univ-lille1.fr. Ils doivent impérativement être présentés selon les normes éditoriales de la revue (cf. rubrique Soumettre un article : http://rfse.univ-lille1.fr/fr/soumettre-un-article).