Archives for the month of: October, 2015

Logo_AGGlobal future perspectives in gender studies emerging from international debate.

Round Table

About Gender. N. 1. 2015. Special issue

“Current perspectives on gender studies in thirteen countries are debated in the four Round Tables re-printed in this special supplement of the Journal About Gender (AG).

The AG Round Table is a chaired forum – organised virtually, through email and/or spoken conversation over the Internet – about themes that relate to the central topics of the monographic issues or to relevant current questions. Its purpose is to gather different points of view in order to engage in dialogue, comparing a variety of disciplinary perspectives. …

The participants were asked to answer three questions:

1. What is the state of gender studies in your Country/Region – strengths and weaknesses?

2. In your opinion, what are the emergent challenges in your Country/Region?

3. Looking ahead, can you try to identify some trends and perspectives for gender studies in Europe (Canada)?

Each Round Table was preceded by a short introduction, and the three last ended with closing remarks.

This supplement contains the English version of all four round tables, …”

Rita Bencivenga

To download the full text: http://www.aboutgender.unige.it/index.php/generis/issue/view/Special%20Issue%201_2015

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Féminismes matérialistes et analyses critiques 

Séminaire public 2015-2016

Féminismes matérialistes et analyses critiques

Féminismes
matérialistes et
analyses critiques

Centré sur les féminismes matérialistes, leurs développements et formes de renouvellement, ce séminaire voudrait contribuer à mettre au jour quelques-unes des avancées et tensions qui traversent actuellement la réflexion sur le genre et participent du questionnement sur l’émancipation.

Avec la diffusion de la posture postmoderne, le déclin tendanciel du référent de classe, le déploiement des théories politiques de la sexualité et du questionnement sur les subjectivités, le succès du paradigme de l’intersectionnalité, du point de vue postcolonial et de la critique queer du sujet – autant de tendances auxquelles les gender studies ont tout particulièrement servi de relais –, les oppositions entre féminisme marxiste, matérialiste, différentialiste et culturaliste se sont recomposées. C’est cette recomposition qu’il s’agira d’interroger.

Par ailleurs, en tant que travail collectif de théorisation qui, depuis les années 70, emprunte au cadrage marxien l’horizon possible d’une société sans classes pour penser les catégories de sexe et leur disparition, l’analyse féministe matérialiste est sous-mobilisée, y compris au sein des mouvements de pensée « progressistes ». L’on peut faire en effet ce constat paradoxal d’une marginalisation persistante du féminisme matérialiste alors même que nous assistons à une remontée en puissance des théories critiques qui se réclament, pourtant, du matérialisme. Ce qui ouvre sur la question des conditions de production, de circulation et de réception des théories critiques comme sur celle des modalités selon lesquelles les débats et lignes de fractures se déplacent et se réorganisent depuis les années 70.

Finalement, il nous semble donc que le débat sur les contours et enjeux du « féminisme matérialiste » ou des « féminismes » qui se revendiquent d’un matérialisme (historique, culturel, marxiste, postmoderne ou queer) est aujourd’hui réouvert et que différentes conceptions du matérialisme sont en passe de se redessiner.

C’est dans ce contexte que nous proposons de centrer ce séminaire sur les féminismes matérialistes, leurs formes de renouvellement ou de recomposition et leurs contributions à l’analyse critique.

Coordination : Helena Hirata (CRESPPA-GTM), Danièle Kergoat (CRESPPA-GTM), Michelle Paiva (CRESPPA-GTM, Université Paris 8, associée GISCOP93)

Site CNRS Pouchet, 59 rue Pouchet, Paris 17ème

“Que fait le genre à l’histoire du XIXe siècle?”

Journées d’études organisées par :
Lola Gonzalez-Quijano (LaDéHIS, GENRE-CRH, EHESS), Caroline Fayolle (Rennes 2, Paris 8/ EA 1571), Elizabeth Claire (CNRS, GENRE-CRH-EHESS), Sylvie Steinberg (EHESS, GENRE-CRH),
et le Groupe de recherche genre du CRH
Ces deux journées d’étude entendent relire l’histoire du long XIXe siècle français au prisme du genre et en résonance avec les questions plus contemporaines étudiées au sein de la Mention Genre Politique et Sexualités (GPS-Sociologie) de l’EHESS. Réunissant des historien.nes, sociologues, littéraires et politistes, elle souhaite initier un travail collectif permettant de dépasser les frontières disciplinaires et de croiser les approches et les outils théoriques.
            Il s’agira de mettre en lumière des travaux récents en sciences humaines et sociales qui ont souligné le caractère heuristique du genre et du concept d’intersectionnalité pour comprendre les mutations de la France du XIXe siècle. Assumant le fait que la recherche interroge le passé depuis un présent qui la situe, ces journées s’attacheront aussi à comprendre en quoi les cadres de pensées issus du XIXe siècle, s’ils sont mouvants et peuvent être déconstruits, continuent à nourrir les représentations collectives et les conceptions actuelles du politique. Un retour sur cette période ne peut manquer d’éclairer les stéréotypes à l’œuvre dans les logiques de domination et d’exclusion aujourd’hui. Il s’agira ainsi de proposer des premiers jalons pour opérer, à partir du XIXe siècle, une généalogie des controverses contemporaines qui articulent les questions liées au genre, à la sexualité, au racisme et au post-colonialisme.
Afin de participer à la réflexion collective sur « les sciences sociales au XXIe siècle » menée dans le cadre du quarantenaire de l’EHESS, une table ronde conclusive proposera une discussion mettant en perspective les apports théoriques de ces journées et une réflexion épistémologique sur l’évolution des usages du genre dans les sciences humaines et sociales et notamment en histoire. Le genre sera questionné à la fois comme catégorie d’analyse pour le champ universitaire et comme outil critique mobilisé dans les conflits sociaux et politiques.
Ces journées auront lieu le 12 et 13 octobre 2015 à l’EHESS
190-198 avenue de France, 75013 Paris
Salle 638-640
Contact /Inscription : genre19e(at)gmail.com
 
Lundi 12 octobre. Mœurs, arts et politique
10h00 – Ouverture : Sylvie Steinberg (EHESS, GENRE-CRH) et Jean-Paul Zuñiga (EHESS, CRH)
 
10h15 – Introduction : Elizabeth Claire (CNRS, GENRE-CRH-EHESS), Caroline Fayolle (EA 1571/Univ. de Paris 8, Univ. de Rennes 2, GENRE-CRH), Lola Gonzalez-Quijano (LaDéHIS, GENRE-CRH, EHESS)
 
10h30 – 12h30 : « Police » des mœurs 
Répondants : Quentin Deluermoz (Laboratoire Pleiade, Univ. Paris 13 / IUF) et Lola Gonzalez-Quijano (LaDéHIS, GENRE-CRH, EHESS)
·        Clyde M. Plumauzille (GENRE-CRH, EHESS), « La police des mœurs en Révolution : entre désintérêt et opportunisme »
·        Christelle Taraud (New York University, Paris), « Policer les mœurs et réglementer la prostitution dans l’Algérie coloniale : une politique de classe, de race et de genre »
·        Gwenaëlle Mainsant (IRISSO, CNRS-Paris Dauphine), « Du genre des pratiques policières au genre du droit. Le contrôle policier de la prostitution à Paris »
·        Aurélie Perrier (GENRE-CRH, Wake Forest University), « Frontières genrées et autorité coloniale en Algérie »
 
12h30 – 14h30 : pause déjeuner 
 
14h30 – 16h30 : Genre, arts et littératures
Répondants : Audrey Lasserre (THALIM, Univ. Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Elizabeth Claire (CNRS, GENRE-CRH-EHESS)
·        Damien Zanone (Centre de Recherche sur l’Imaginaire, Univ. Catholique de Louvain), « Roman réaliste / roman idéaliste : les ruses d’une poétique genrée au XIXe siècle »
·         Amélie Gregório (LIRE, Univ. Lyon II),  « La représentation dramatique de l’« Arabe » colonisé au XIXe siècle : question de genre et d’altérité »
·        Vannina Olivesi (CRAL, EHESS), « La création chorégraphique féminine à l’Opéra : le cas de Marie Taglioni (1859-1862) »
·        Charlotte Foucher Zarmanian (CNRS, LEGS-Paris 8), « Femmes à la croisée des arts autour de 1900 : Sarah Bernhardt (1844-1923) et Judith Gautier (1845-1917) »
Mardi 13 octobre. La fabrique du sexe : éducation et médecine

9h30 – 11h30 : La fabrique scolaire du genre

Répondants : Juliette Rennes (EHESS, GPS-CEMS), et Pascale Barthélémy (LAHRA, ENS-Lyon)
·        Bérangère Kolly (Lisec Lorraine, Univ. de Lorraine), « Égalité des sexes, instruction et éducation à l’école »
·        Caroline Fayolle (EA 1571/Univ. de Paris 8, Univ. de Rennes 2, GENRE-CRH), « ‘De la nature du Sexe’. Éducation et naturalisation de l’identité féminine »
·        Rebecca Rogers (CERLIS, Univ.  Paris Descartes), « La fabrique des filles indigènes en Algérie coloniale (années 1840-années 1870) »
·        Marianne Thivend (LAHRA, Univ. Lyon II), « Former de ‘bonnes comptables’ : l’action d’Élise Luquin pour le développement de l’enseignement commercial féminin lors de la seconde moitié du XIXe siècle »
 
11h30 – 13h30 : pause déjeuner
 
13h30-15h30 : La médecine du genre
Répondants : Sylvie Chaperon (FRAMESPA, Univ. Toulouse Jean Jaurès) et Rafael Mandressi (CNRS, Centre Koyre-EHESS)
·        Francesca Arena (iEH2, Univ. de Genève), « Pour une histoire genrée des maladies : le cas de la folie puerpérale » 
·        Julie Mazaleigue-Labaste (CHSSC, Univ. de Picardie Jules Verne), « Qui étaient les pervers(e)s ? Place et fonctions du genre dans l’invention des ‘perversions sexuelles’ au XIXe siècle »
·        Nicole Edelman, (HAR, Univ. Paris Ouest Nanterre), « La médecine à l’épreuve du genre : l’hystérie et l’hystérique comme exemple »
 
15h30-16h00 : pause
 
16h00-17h30 Table ronde conclusive : Évolutions épistémologiques du genre
·        Présidence de la séance : Sylvie Steinberg (EHESS, GENRE-CRH)
·        Catherine Achin (CRESPPA-CSU, Univ. de Paris-Est Créteil)
·        Rose-Marie Lagrave (IRIS, EHESS)
·        Aurélie Perrier (GENRE-CRH, Wake Forest University)
·        Michèle Riot-Sarcey (EA 1571, Univ. de Paris 8)